|
||||||||
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
||||||||
![]()
![]()
|
par Michel de Poncins Chirac et tous ses amis-ennemis, les Villepin, Hollande, Sarkozy, Fabius et autres, aux affaires depuis des décennies et étroitement solidaires, ont admis, créé, toléré, semé et encouragé, volontairement ou par ignorance, le chômage. La firme Hewlet-Packard (HP) est une société capitaliste. Son devoir est de travailler d'abord pour ses actionnaires, ensuite et par voie de conséquence pour ses clients, et puis toujours par voie de conséquence pour ses fournisseurs dont son personnel. Tel est le double point de départ de cette affaire qui, dans un pays libéré du socialisme ne devrait pas exister. HP veut licencier des milliers de personnes à travers le monde, dont 1240 en France. Il se trouve que la proportion< y est de 26%, alors qu'ailleurs elle est de 10%. Ce n'est pas un hasard, car les Américains très informés ne doivent avoir aucune envie de payer le train de vie extravagant et les dépenses indéfinies des députés, ministres et tutti quanti. Les pleureurs officiels soulignent que la décision de licencier s'accompagne de gros profits. Comment des personnages qui n'ont jamais vécu qu'en « mangeant au budget » et qui ne connaissent de l'entreprise que ce qu'ils ont appris dans des livres pourraient-ils comprendre quelque chose au fonctionnement mouvant des entreprises capitalistes ? HP a raison et fort clairement dans un métier extrêmement mobile prépare sagement l'avenir tel qu'il le pressent et tel qu'aucun fonctionnaire au monde ne peut le prévoir. Bien entendu dans un pays libre, une tel licenciement serait supporté même si ce n'est jamais très agréable. Les licenciés recevraient un pactole, qui arurait pu être prévu dès leur contrat initial, et retrouveraient du travail facilement. En France, pas question. Le pouvoir a commencé par répandre des mensonges et a clamé que HP aurait reçu en 1998 des aides de 1 200 000 euros du département de l'Isère pour créer 700 emplois : « remboursez les aides puisque vous licenciez » Le président européen de HP a énoncé calmement qu'il n'avait pas reçu d'aides et seulement obtenu que certains travaux publics soient réalisés à la faveur de l'installation de son usine. Il a payé 700 millions d'impôts et « ne peut pas rembourser des subventions qu'il n'a pas touchées. » Chacun pouvait se demander où était le menteur. Aux USA les lois sur le mensonge sont redoutables, alors qu'en France les mensonges officiels sont monnaie courante et, pour notre part avec regret, nous avions donné à HP la présomption d'innocence. La vérité vient d'éclater : Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale (sic), a avoué, sans se gêner du tout, que la France n'avait pas versé de subventions. L'aveu tardif n'enlève rien à la culture du menconge qui fait partie intégrante du paysage public français. Supposons qu'il y ait eu des aides, c'était là une lourde faute. Les fonctionnaires et élus n'ont aucune qualification ni droit légitime pour prendre par la force l'argent des autres en vue de favoriser telle ou telle entroprise qui leur plait. La liste des firmes aidées à tort est absolument sans fin et est un aspect du désastre français. L'intervention du gouvernement dans cette affaire s'est produite au plus haut niveau, la communauté internationale étant ameutée publiquement et de diverses façons. Aux dernières nouvelles, des négociaitons se préparent pour obtenir une baisse du nombre de licenciements. Plus question, évidemment de rembourser les fameues aides inexistaanes.
A la télévision, il y eut même une saynète tellement fabuleuse qu'il faut l'avoir vue pour y croire ; le maire de Grenoble a déclaré en tête d'un défilé dans un micro qu'il allait deemander au Président du groupe HP un rendez-vous en Californie et qu'il lui donnerait un avis sur la stratégie de son groupe. Le maire d'une ville française co-responsable avec d'autres se croit compétent pour dicter la stratégie d'un groupe industriel californien : c'est un exemple assez comique de l'exception française.. . . Quant au chômage induit par l'image détestable offerte au monde entier, personne ne le connaîtra jamais. <i>Cette article provient du flash de Tocqueville magazine du 15 octobre 2005 <a href="http://www.libeco.net">www.libeco.net</a></i>
|
|||||||
|
Fédération Liberté Chérie - 39 rue Henri Barbusse - 92000 Nanterre - 06.29.62.06.79 - liberte@liberte-cherie.com | ||||||||