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Politique des squatts : instrumentalisation et mise en danger de nouveaux immigrants au service d'une idéologie nauséabonde !

par Aurélien Véron, le 07/09/05
Le drame terrible survenu dans le squat de la rue du Roi Doré fin août, avec ses sept morts et ses nombreux blessés, illustre cruellement les dérives de notre société malade. Sans même s'en douter, les familles ivoiriennes touchées ont été les victimes de manipulateurs qui abusent d'elles pour servir leur idéologie nauséabonde. Face à cette clique d'associations, ces « proxénètes de la morale » dont l'association DAL (Droit au logement) fait partie, aucun homme politique ne semble vouloir affronter le redoutable amalgame moral qui leur sert à instrumentaliser ces familles, au risque consenti de se terminer en catastrophe de ce type. Face au « droit au logement » et autres mystifications lancées par ces associations, personne n'ose opposer une vision humaniste de l'immigration, du droit de propriété et de la responsabilité individuelle. Aujourd'hui, il est temps que les libéraux s'expriment sur ces thèmes.

Tout d'abord, l'immigration est une formidable chance pour tous par son apport incomparable de sang neuf, de culture, de traditions et d'énergies nouvelles. Pour autant, au lieu de laisser les immigrants travailler et s'insérer naturellement et progressivement dans notre société, la « gestion publique » de l'immigration a consisté à imposer les « permis de travail », à parquer les immigrants dans des HLM ghettos, à renforcer cet enfermement social par la carte scolaire et, plus récemment, universitaire. L'aide sociale touffue a coupé le peu d'énergie qui restait aux familles ainsi installées dans un inconfort garanti et sclérosant. Ces tristes barres plus ou moins insalubres, créées par les pouvoirs publics avant qu'ils ne les abandonnent, ont surtout permis aux partis politiques de constituer des majorités stables dans leurs circonscriptions par la sélection des bénéficiaires. Elles ont aussi contribué au financement occulte de ces mêmes partis tout au long de ces décennies perdues. Ce détournement politique et financier du logement social a pénalisé les immigrés en premier. Avec l'arrêt de cette politique de logement social, la charge qui pèse sur la collectivité peut être interrompue, à condition bien sûr de supprimer les verrous règlementaires (loi SRU, POS, rôle injustifié des municipalités dans la délivrance des permis, difficulté de plans lourds de rénovation dans les grandes villes...) qui entretiennent la grave pénurie de logements en France.
Mais la culture d'assistance et le sentiment d'humiliation, eux, ne sont pas près de s'effacer des esprits des familles ainsi « ghettoïsés ». Lorsque plusieurs générations successives ont subi ce traitement social spécifique en contrepartie d'une mise à l'écart institutionnalisée, comment s'étonner de voir des jeunes chercher dans la violence ou la religion des alternatives à la prison psychologique de l'aide sociale et des HLM délabrés ? Leur aspiration est simple : avoir un avenir.

Une tendance plus récente présente un caractère bien plus inquiétant : les actions organisées d'encouragement à l'assistance, au squat collectif et aux manifestations dans le but de revendiquer davantage de faux droits, ont abouti à stériliser encore plus vite l'énergie des immigrants récents. Véritables entrepreneurs dans l'âme au point de tout miser sur le risque que représente l'immigration dans la clandestinité, le premier contact de ces femmes et ces hommes avec notre société se fait avec des associations intellectuellement malhonnêtes. Ces grands manipulateurs se servent de ces immigrants sans repères pour assouvir leur soif de révolution, d'agression de la propriété privée, de vengeance envers les « petits bourgeois » et les entreprises tant haïes. Ces associations qui attisent la haine sociale ont par ailleurs souvent le soutien d'autorités publiques complices.

L'exemple du squat du Roi Doré est le plus parlant. Moins d'un mois après le départ de ses locataires, en 1999, des associations ont décidé de placer des familles ivoiriennes dans cette maison totalement insalubre et dangereuse. Le propriétaire envisageait une lourde rénovation afin de pouvoir enfin s'installer chez lui et louer une partie de l'immeuble pour s'assurer un revenu. Qui peut sérieusement forcer les portes d'un immeuble privé pareil pour y mettre en danger des familles entières, sans avoir des arrière-pensées plus prosaïquement idéologiques ? On ne parle pas ici de générosité mais de vol, de mise en danger d'autrui...voire, aujourd'hui, d'homicide involontaire ! Ces immigrants n'ont pas seulement perdu le sens des valeurs fondatrices de notre civilisation (respect de la propriété privée, responsabilité individuelle), mais ils ont perdu femmes et enfants dans cet incendie. Les associations et la Mairie de Paris, au lieu de faire leur Mea Culpa et de stopper cette politique criminelle, accusent le propriétaire spolié de ne pas avoir fait cadeau de cet immeuble à la Mairie...qui avait déjà tenté une opération de racket en poussant le propriétaire à lui vendre cet immeuble au tiers de sa valeur ! On comprend ici les motivations de cette frange de la gauche dure. Son objectif n'a jamais consisté à véritablement aider les immigrants, mais à se servir d'eux pour s'attaquer à la propriété privée, prolongement naturel de la collectivisation rampante que chaque Français subit déjà depuis quelques décennies.